Pourquoi le bois brûle-t-il ?

10/11/2021 - Conseil

Que se passe-t-il quand on « fait un feu » ? Voilà une question qui mérite d’être posée… mais qu’on ne se pose pas ! Sauf quand un enfant plante ses yeux dans nos yeux et nous demande, comme si sa vie en dépendait : « dis, pourquoi le feu il brûle ? » Et là… un blanc… il est question d’oxygène, de chaleur… pour le reste on n’est plus très au clair !

Pourtant, bien connaître le principe de la combustion aide à mieux utiliser son installation de chauffage au bois, donc à améliorer son rendement.

 

Un peu de chimie…

Pour qu’un feu puisse démarrer, trois composants doivent être réunis :
• un combustible
• un comburant
• une énergie d’activation

C’est ce que les scientifiques nomment le « triangle du feu ». Si un des trois éléments du triangle manque ou est défectueux, la combustion ne peut avoir lieu.

Observons une allumette : la friction de l’allumette contre le grattoir de la boîte produit de la chaleur (l’énergie d’activation), la tête puis la tige (combustibles) entrent en combustion au contact de l’air (le comburant).

Chaque combustible a sa propre température d’ignition, à partir de laquelle il s’unit avec le comburant pour finalement s’embraser. L’allumette, elle, s’enflamme à environ 182 °C, par exemple.

Revenons à notre bois de chauffage : il est essentiellement constitué de carbone et d’hydrogène, comme la majorité des combustibles. Sous l’effet d’une montée en température, une réaction chimique a lieu entre le carbone + l’hydrogène et le dioxygène contenu dans l’air ambiant. Leurs atomes fusionnent. Il se produit alors une oxydation (ce qu’on appelle « brûler ») qui dégage de l’énergie sous forme de chaleur (réaction exothermique) et produit des résidus : le gaz carbonique (CO2) et l’eau (H20), des molécules plus stables ne réagissant pas entre elles. Les chimistes parlent d’oxydation rapide plutôt que de combustion.

 

Comprendre la combustion permet de l’optimiser et d’être éco-performant

C’est devenu une évidence dans le contexte du changement climatique, la performance énergétique des installations de chauffage est une priorité absolue.

Et il ne suffit pas d’avoir investi dans une énergie renouvelable comme le bois… Encore faut-il bien gérer cette énergie pour limiter son impact environnemental, ce qui aura aussi des conséquences positives pour le porte-monnaie !

Être éco-performant, c’est additionner confort + économies + responsabilité environnementale. Motivant, non ?

 

Voici les 4 points auxquels nous vous conseillons de porter toute votre attention pour améliorer la combustion dans votre installation de chauffage au bois.

Point n° 1 - Un conduit certifié pour un tirage optimisé

Pour que l’aspiration du dioxygène contenu dans l’air comburant se fasse bien – c’est ce qu’on appelle le tirage – il faut un conduit de bonne longueur et de bonne section.

• Dans la gamme Cheminées Poujoulat, il existe des conduits concentriques qui permettent à la fois d’évacuer les fumées et de faire entrer l’air comburant, indispensable à la combustion. À l’intérieur du conduit, l’air comburant se réchauffe au contact des fumées issues de la combustion. Ainsi, il arrive chaud dans le foyer, ce qui améliore la combustion.

• Ajouter un régulateur de tirage au conduit de fumée permet d’obtenir le tirage idéal, ni trop, ni pas assez. 

Point n° 2 - Un appareil à haut rendement

Avec un appareil à haut rendement, la température reste élevée dans le foyer, ce qui facilite la combustion.

Point n° 3 - Un combustible bien sec et de qualité

Plus le combustible est sec, mieux se fera la combustion. Le bois de chauffage insuffisamment séché contient de l’eau, qui empêche la réaction chimique de se faire complètement. Et en plus, cette combustion incomplète produit de la suie.

Point n° 4 - Une installation bien conçue, réalisée par un professionnel formé

La réglementation en vigueur pour l’installation du chauffage au bois encourage la performance énergétique. Il est de l’intérêt de chacun de la respecter ! Pour cela, faire appel à un professionnel formé est important. Lui seul saura optimiser la combustion pour obtenir un chauffage à bon rendement.