Pour aller vers un habitat plus sobre au niveau énergétique, différents travaux de rénovation peuvent être entrepris. Menés séparément, ils peuvent déjà donner de bons résultats, mais lorsqu’ils sont réalisés simultanément, les résultats sont encore meilleurs. En jeu, votre budget énergie, votre confort et la préservation de l’environnement. Voici les chantiers prioritaires à mener pour faire baisser vos consommations d’énergie.

- L’isolation du logement
C’est la base. Sans cela, vos systèmes de chauffage en hiver ou de rafraîchissement en été devront fonctionner plus intensément, et donc consommer davantage, pour compenser les failles de votre isolation. Les logements qualifiés de « passoires thermiques » sont concernés par ce point. Ce sont des logements mal isolés, sont énergivores et coûteux pour les habitants… et pour la planète.
Voilà pourquoi une bonne isolation, toitures et murs est prioritaire.
Les ouvertures (fenêtres et portes) vont également jouer un rôle dans cette « enveloppe protectrice » de l’habitat. Si le double vitrage est aujourd’hui le minimum requis, il existe d’autres types de fenêtres plus techniques à triple vitrage (excellente isolation thermique), ou même des vitrages permettant de maîtriser l’entrée du soleil dans la pièce, facilitant le contrôle de la température intérieure. La présence de volets et de stores sur les fenêtres, idéalement commandés par un système centralisé « intelligent », participe également à un meilleur maintien des températures intérieures.
- Le chauffage de l’habitat
Une fois l’isolation terminée, un mode de chauffage performant est le deuxième domaine où il est possible de faire baisser la consommation d’énergie du logement. Qu’il s’agisse de poêles à bois, de poêles à pellets, de poêles ou de foyers gaz, de chaudières bois, de chaudières gaz ou mazout, les progrès réalisés par les fabricants d’appareils combinés à l’amélioration des systèmes d’évacuation de fumée et de la qualité des combustibles (dans le bois notamment) ont permis, ces dernières années, d’atteindre des niveaux de performance remarquables et inédits.
Les appareils récents à haute performance énergétiques consomment désormais bien moins de combustible (bois, gaz ou mazout) pour des rendements supérieurs. L’impact sur la facture d’énergie s’en ressent très positivement.
Exemple. D’un point de vue performance, le simple remplacement d’un foyer ouvert par un insert ou un poêle (avec système d’évacuation récent et adapté) peut faire bondir le rendement de l’appareil jusqu’ à +75 % !
Sans compter le gain de sécurité, ni la réduction importante des émissions de particules fines dans l’air… Bref, bénéfique à tous les niveaux.

Quand le chauffage obéit au doigt et à l’œil
Les avancées technologiques ont permis la mise au point d’appareils de chauffage (chaudières, poêles à gaz, poêles à pellets ou même poêles hybrides ou hydro ) facilement contrôlables et réglables.
Désormais sur écran ou sur application mobile, on programme (sur place ou à distance), on visualise en temps réel les températures, on surveille les consommations et les stocks, et on reçoit des alertes pour ajuster selon ses besoins…
Lorsqu’on ne bénéficie pas de ces dernières fonctionnalités, l’installation de radiateurs dotés de thermostats permet de déterminer une température pièce par pièce et d’optimiser ainsi la gestion des dépenses d’énergies globales dans la maison.
- Le choix des énergies
Avec l’Accord de Paris sur le climat ratifié en 2017 par la Suisse, nous nous sommes engagés, aux côtés de 192 autres États, à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Il faut donc favoriser d’une part les systèmes de chauffage les plus performants, et d’autre part les énergies les moins polluantes, avec l’objectif de « décarboner et réduire les consommations d’énergies des bâtiments. » Exit donc les énergies fossiles (mazout+ gaz), place aux énergies renouvelables dont le bois fait partie.
Pour atteindre cet objectif, la mixité énergétique et les solutions à bas carbone telles que les PAC + appareils de chauffage à bois (neutre en CO2) peuvent être privilégiées. Cette mixité est déjà parfaitement maitrisée et peut faire partie intégrante de projets en construction neuve, ainsi que dans le cadre d’une rénovation majeure.
Pour évaluer la performance énergétique de son logement…
Pour mesurer le bilan énergétique d’un bâtiment, on réalise un diagnostic. Le certificat énergétique CECB (Certificat énergétique cantonal des bâtiments) est obligatoire depuis 2017 pour de toute transaction immobilière. Il doit permettre au futur acquéreur ou locataire d’être informé de la performance de sa future habitation ou location.
Réalisé par un professionnel, il permet d’évaluer les performances du bâtiment. Il se base sur de nombreux critères tels que la qualité du bâti, de l’isolation, des ouvertures, de la consommation globale d’énergies, etc.

De cette analyse découle une note sur une échelle allant de A à G (A incarnant les bâtiments les plus performants).
Pour financer des travaux d’amélioration énergétique…
Pour atteindre une plus grande sobriété énergétique dans les bâtiments, il existe selon cantons et communes, des aides et subventions qui peuvent être attribuées, vos travaux peuvent en bénéficier, renseignez-vous.
Bonne rénovation !