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Chaudières à pellets ou à bois ?

La fin programmée des chaudières à gaz et à mazout dans les prochaines années nous invite à nous poser la question suivante : par quoi les remplacer ?

Le chauffage à bois permet deux solutions alternatives pour les habitations multiples et individuelles : la chaudière à pellets et la chaudière à bois.

 Objectif principal

La Suisse importe près des trois quarts de son énergie. Les agents énergétiques fossiles comme le mazout, l’essence, le diesel et le gaz naturel proviennent entièrement de l’étranger. La dépendance de la Suisse est donc particulièrement élevée dans ce domaine. En outre, la consommation d’agents énergétiques fossiles nuit, comme on le sait, au climat. Avec la loi sur le climat et l’innovation, le Conseil fédéral et le Parlement entendent réduire la dépendance de la Suisse aux importations d’énergie, d’une part, et renforcer la protection du climat, d’autre part. La Confédération et les cantons devront par ailleurs prendre des mesures pour protéger l’être humain et la nature contre les effets des changements climatiques.

Neutralité climatique d’ici à 2050

En ratifiant l’Accord de Paris (accord sur le climat) en 2017, la Suisse s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, aux côtés de 192 autres États. Elle fixe des trajectoires de réduction précises dans la loi sur le climat et l’innovation pour les secteurs des bâtiments, des transports et de l’industrie. Pour atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050, elle devra notamment avoir recours à des solutions techniques innovantes permettant d’extraire le CO₂ des cheminées industrielles et de l’atmosphère. Ce CO₂ peut ensuite être stocké durablement et en toute sécurité.
(source : www.bafu.admin.ch)

Passons les deux systèmes en revue :

Chaudière à bois ou pellet pour le remplacement d’une chaudière à mazout :

Comme toute chaudière, la chaudières à pellets et la chaudière à bois (bûches) se connecte au circuit de chauffage central, lequel va ensuite distribuer dans l’habitation, la chaleur produite par la combustion.

Ces chaudières produisent évidemment aussi l’eau chaude sanitaire (ECS). Selon les modèles et les besoins, un ballon d’eau chaude (ballon tampon) peut être nécessaire en compensation de puissance pour une production continue d’eau chaude.

1. Autonomie de chauffe des 2 systèmes bois / pellets

La chaudière à pellets offre une autonomie plus importante, puisqu’elle est automatiquement alimentée en combustible (une des principales différences entre les deux systèmes) par une réserve annexe et se recharge automatiquement. 

À l’inverse, la chaudière à bois (bûches) doit être alimentée manuellement. Cela nécessite un effort de chargement plus fréquent. Notez cependant que le volume des cuves des chaudières à bûches a augmenté ces dernières années, prolongeant nettement leur autonomie. 

Pour ces deux types de chaudières, l’autonomie peut aller d’un seul à plusieurs jours (réservoir tampon) et voire, à plusieurs mois avec un stockage annexe. L’autonomie varie fortement selon la taille de la capacité de stockage du combustible, de la puissance et, de la température demandée. 

2. L’emplacement et le stockage

Que l’on choisisse le bois sous forme de bûche ou de pellets en sacs / vrac, il est bien de prévoir de l’espace pour stocker le combustible, et de préférence à proximité de la chaudière pour limiter les déplacements. 

Pour les chaudières à pellets, reliées à un silo de stockage, l’espace nécessaire est important (± 5 m²), mais cela offre 3 avantages :

– La possibilité de livraison(s) à domicile. Un camion souffleur vient remplir directement le réservoir à pellets. 
– L’autonomie de chauffe. Jusqu’à une année sans recharge (selon volume et consommation). 
– Le prix. L’achat en vrac est plus économique (et écologique) que l’achat par sacs. 

NB : l’espace de stockage bois / pellet doit être à couvert, sec et ventilé. Pour les bûches, un taux d’humidité constant égal ou inférieur à 20 % devrait être maintenu. Pour le silo, s’il y de l’humidité, cela pourrait faire gonfler les pellets et dégrader leur qualité.

3. Les performances énergétiques et le rendement 

Pour la maison individuelle, le collectif, le tertiaire et même l’industriel, les fabricants proposent des modèles de plus en plus performants. Avec un rendement global égal ou supérieur à 90 % et allant jusqu’à 107% pour celles à condensation !

Les équipements ont également progressé au niveau du confort d’utilisation. Il y a davantage d’automatisation, de possibilités de pilotage ainsi qu’une simplification de l’entretien, etc.

Il est même possible de combiner bois (bûches) et pellet sur une même chaudière qui dispose de deux chambres de combustions séparées.

La vente d’appareils de chauffage au bois a progressé en 2018 de + ~ 3,5 %. Plusieurs facteurs expliquent cet élan et devraient le confirmer dans les années à venir : 

– Le bois-énergie reste l’énergie la moins chère du marché, alors que les tarifs d’autres énergies par exemple l’électricité, continuent de s’envoler.
 – Le bois est une énergie renouvelable qui peut être, en plus, préparée localement.
– Les appareils de chauffage récents offrent d’excellents rendements.
– Certaines subventions en faveur du changement d’anciennes chaudières ou l’installation d’appareils plus efficaces et plus vertueux en matière d’environnement sont maintenues ou renforcées.